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Réponse
La bonne réponse était la fille Pécoil avec les clefs dans le coffre-fort. Mademoiselle était folle amoureuse du Duc de Brissac, mais ce dernier avait un différend avec M. Pécoil à cause des dettes qu’il avait accumulées. Le Duc a donc incité Mlle Pécoil à commettre ce crime pour qu’ils puissent se marier.
Petite anecdote historique : le marquis Pécoil, ancien propriétaire du château de Septème jusqu’en 1719, serait vraiment mort enfermé dans son coffre sur son tas d’or. Cette fin tragi-comique est relatée dans le livre Les Mémoires de St Simon, St Simon étant un noble économiste, philosophe et militaire de la cour française. Voici l’extrait :
“Le duc de Brissac épousa en même temps Mlle Pécoil, très riche héritière, dont le père étoit mort maître des requêtes, et la mère étoit fille de Le Gendre, très riche négociant de Rouen. Le père de Pécoil étoit un bourgeois de Lyon, gros marchand et d’une avarice extrême. Il avoit un grand coffre-fort rempli d’argent dans un fond de cave, fermé d’une porte de fer à secret où on n’arrivoit qu’en passant d’autres portes. Il disparut un jour si longtemps que sa femme et deux ou trois valets ou servantes qu’ils avoient le cherchèrent partout. Ils savoient bien qu’il avoit une cache, parce qu’ils l’avoient quelquefois surpris descendant dans sa cave un martinet à la main, mais jamais personne ne l’y avoit osé suivre. En peine de ce qu’il étoit devenu, ils y descendirent, enfoncèrent les dernières portes et trouvèrent enfin celle de fer. Il fallut des ouvriers pour l’enfoncer ou l’ouvrir, en attaquant les côtés de la muraille où elle tenoit. Après un long travail ils entrèrent et trouvèrent le vieil avare mort auprès de son coffre fort, qui apparemment n’avoit pu retrouver le secret de la serrure après s’être enfermé en dedans, et n’avoit pu l’ouvrir : fin bien horrible en toutes manières.”